Les Vioques

d'Alain Astruc

 

 

avec

Cécile Duval

Marie Lopès

Claude Merlin

Bruno Jouhet

 

 

 

 

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La vie par delà le miroir

 

Une ancienne actrice parisienne et une bretonne ayant élevé ses enfants toute sa vie se retrouve à s’ennuyer dans une maison de retraite.
Elles sont pourtant encore pleines d’entrain et viennent de jouer une pièce de théâtre la veille. Elles voudraient recommencer. Mais le
directeur de la maison et le jardinier entendent les freiner dans leurs ardeurs.


Détachées du côté conquérant des jeunes années, elles sont dans une vitalité absolue: la vie pour elle-même et en elle-même, dont il
faut profiter pleinement et entièrement avant de sauter le pas, parce qu’elles n’ont rien à perdre et surtout pas le temps.


Deux insurgées qui se plaignent de l’absence de révolte des jeunes d’aujourd’hui, des forces de l’inertie. Elles veulent que tous les rejoignent. L’enjeu n’est rien de moins que d’inverser les pouvoirs, d’affirmer leur féminité, changer le monde

 

 

Alain Astruc

 

“ Astruc a été jusqu’ici une sorte de Socrate, Diogène du théâtre, son enseignement fulgurant s’est transmis oralement… Et nous sommes aujourd’hui quelques-uns à continuer à nous en nourrir ”


Valère Novarina


Né en 1924, Alain Astruc débute des études d’architecture à l’école des Beaux-Arts, mais très vite l’écriture devient sa passion. Il devient alors journaliste à la radio nationale. Il joue et met en scène de nombreuses pièces de théâtre d’auteurs dont il se sent proche tels quel Duras, Genet, Beckett…


Il écrit Une centaine de pièces, dont les plus connues sont : Les vioques, L’infirmière et la putain, La tarte à
la crème, Comme au théâtre
. Il reçoit de nombreux prix, et en 1991 il est soutenu par la DRAC pour Koweit, mon amour.


Alain Astruc conçoit le théâtre comme un espace structurel qui est métaphysique de la présence. Dans son univers le sujet n’existe plus, c’est
le verbe qui organise tout. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de personnage, mais c’est le rapport de l’homme moi-Autre avec le monde qui est
tout. Ici la voix montre la voie qui consiste à sortir le corps de lui-même, et qui donne naissance à un corps Autre, grâce à son rapport à l’espace,
à la matière, à l’énergie.