La tarte à la crème

d'Alain Astruc

 

 

avec

Cécile Duval

Bruno Jouhet

 

 

 

 

 

Dossier complet en pdf

 

 

 

 

 

La vie par delà le miroir

 

Deux clowns : l’un, roi des clowns - ou du moins reconnu comme tel - et l’autre, qui n’est plus qu’un valet de restaurant. Ils se retrouvent après une
vingtaine d’années à l’occasion d’une fête donnée en l’honneur du premier et organisée par les pouvoirs de la cité.


Alain Astruc nous livre ses considérations désopilantes ou fulgurantes sur la vie, ce qu’elle est : “La vie, elle n’a pas besoin de nous”, ce qu’elle
devrait être, mais aussi et pêle-mêle : le pouvoir, la violence, l’honneur, la mort, la voie (la voix ?) dont on finit par se douter où elle mène, l’amour dans lequel nous devrions baigner pour aller plus loin que loin.


Pas de “mise en scène” à proprement parler, plutôt une danse subtile de la parole et des corps, celui droit et guindé de Bruno Jouhet, l’autre folâtre et acidulé de Cécile Duval. Une des conclusions étant qu’il est urgent et nécessaire de s’amuser, finalement c’est la parole qui l’emporte. Les deux clowns tombent d’accord pour transformer la violence en jeu, pour se livrer à leur exercice favori qui est de faire rire le public qui est là, devant eux.

 

 

Alain Astruc

 

“ Astruc a été jusqu’ici une sorte de Socrate, Diogène du théâtre, son enseignement fulgurant s’est transmis oralement… Et nous sommes aujourd’hui quelques-uns à continuer à nous en nourrir ”


Valère Novarina


Né en 1924, Alain Astruc débute des études d’architecture à l’école des Beaux-Arts, mais très vite l’écriture devient sa passion. Il devient alors journaliste à la radio nationale. Il joue et met en scène de nombreuses pièces de théâtre d’auteurs dont il se sent proche tels quel Duras, Genet, Beckett…


Il écrit Une centaine de pièces, dont les plus connues sont : Les vioques, L’infirmière et la putain, La tarte à
la crème, Comme au théâtre
. Il reçoit de nombreux prix, et en 1991 il est soutenu par la DRAC pour Koweit, mon amour.


Alain Astruc conçoit le théâtre comme un espace structurel qui est métaphysique de la présence. Dans son univers le sujet n’existe plus, c’est
le verbe qui organise tout. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de personnage, mais c’est le rapport de l’homme moi-Autre avec le monde qui est
tout. Ici la voix montre la voie qui consiste à sortir le corps de lui-même, et qui donne naissance à un corps Autre, grâce à son rapport à l’espace,
à la matière, à l’énergie.